Première Guerre Mondiale
1914/1918
Caporal Alphonse SCHALCKENS
162ème Régiment d'Infanterie de VERDUN
28ème Compagnie à CAMBRAI
![]()
Ce site est dédié à la mémoire d'un de mes bisaïeux maternels, Alphonse SCHALCKENS, tué à l'ennemi en 1916 à SAILLY SAILLISEL lors de la bataille de la Somme (80).
Je ne l'ai bien sûr pas connu, mais je me suis attaché à lui. Ma grand-mère maternelle m'avait remis, lorsque j'étais enfant, des médailles militaires, un cadre, divers documents jaunis.
Au fil du temps, j'ai découvert combien tout ce qui m'avait été donné revêtait une importance : ils m'ont conduit à la recherche généalogique.
À la fin des années 1990, une tante m'a remis un carnet de route que mon pépé avait renseigné lorsqu'il était combattant.
Pendant plus d'un an (1914/1915), jour après jour, il a écrit son journal. Les renseignements sont courts mais ils sont fort émouvants.
***
Inhumé dans l'un des quatre carrés militaires de la nécropole nationale de RANCOURT (80), il n'avait malheureusement pas une tombe au-dessus de laquelle aurait pu figurer son nom : il était resté anonyme... Mais plus de 80 ans après, j’ai fait graver un ex-voto dans la chapelle avec le concours du Souvenir Français.
INTERNET me permet modestement de rendre ici
un hommage à
ce héros parmi les héros
Centenaire de la Grande Guerre, retrouvez le Caporal sur sa page Facebook

Jour après jour, 100 ans après, retrouvez ce qu'écrivait mon
pépé
NOUVEAU :
Écoutez
une présentation de ce site
| Octobre 2005 : d'autres mémoires s'ajoutent à celles de mon pépé |
|
Daniel EVRARD m'a transmis
les mémoires de son grand-père, ancien
combattant du 162ème RI qui était à SAILLY SAILLISEL et RANCOURT fin octobre 1916 Extrait des mémoires de ce soldat
|
![]()
Les recherches sur internet m'indiquent que mon aïeul a peut-être été incorporé
au 362ème Régiment d'Infanterie formé le 03 août 1914 à CAMBRAI avec les réservistes
de la région de Lille et de Cambrai. Les régiments de réserve se rattachaient aux régiments d'active dont ils reprenaient
la numérotation ajoutée de 200 : le 362ème était donc bien le régiment de réserve du 162ème.
Historique du 362ème RI * Parcours du 362ème RI
Le parcours détaillé dans son carnet ne semble pas être celui du lien ci-dessus (?)
![]()
![]()
EXTRAITS DE SON CARNET DE
TRANCHEES
Cliquer sur les miniatures pour une image agrandie. Images également insérées entre les extraits.
Note : volontairement,
certaines fautes d'orthographe n'ont pas été corrigées.
Mon arrière-grand-père était tisserand, marié et père de 3 enfants. Il vivait à Lille (59). Il est mort le 1er novembre 1916 : ce jour là, sa fille Elisa (ma grand-mère maternelle) fêtait ses 9 ans. Lui, en avait 34.
Il n'a probablement pas eu connaissance de la naissance de sa dernière fille, Angelina, née en 1915. Il semble en effet que mon arrière grand-mère n'a jamais reçu les lettres adressées. En effet, Alphonse, dans son carnet, désespérait d'avoir une réponse. Il n'écrit pas le prénom de son 3ème enfant lors de ses derniers voeux, le 1er Janvier 1916.
Information
du 15/10/2014 : Auguste (dont il est question
parfois) serait son jeune frère Augustin né un peu plus de
11 mois après Alphonse.
Sa fiche matricule indique qu'il a été
fait prisonnier le 10 novembre 1914 alors
qu'Alphonse écrit le rencontrer pour la dernière
fois le 18 novembre 1914.
Le 19 novembre 1914, il écrit qu'Auguste est malade ou blessé.
Ce n'est que le 28 septembre 1915, qu'Alphonse écrit apprendre qu'Auguste est prisonnier.
Ce dernier est rentré dans sa famille le 10 décembre 1918. Il était marié et avait 1 enfant lors de son recensement.
Une aimable internaute ayant des membres de la famille SCHALCKENS dans son arbre a effectué des recherches complémentaires à l'état civil.
Alphonse avait 3 frères en comptant Augustin, ainsi qu'une soeur :


Alphonse
et Augustin
-------------------------------------------------
EXTRAITS DU CARNET DE TRANCHEES DU CAPORAL SCHALCKENS
Mardi 25
août 1914 : Alerte à 8h - tir
aéroplane, départ sans manger à 1 1/2 - arrivée à ROUEN à
3h du matin - faim et soif à volonté
Mercredi
26 août
1914 : Départ
à 5h - arrivé à BERNAY à 8 1/2 - couché ferme - bien
reçu : poulet, pâté, fromages, café, cidre, liqueurs
Vendredi
4 septembre 1914: Départ de BERNAY à 9h40, arrêt
campagne - déraillement - embrassé 2 enfants comme Lisa
Alphonse - passé nuit sans dormir - train arrêt 1h tous
les 10 minutes
Samedi 5
septembre 1914 :
Continuation même que la veille - prise sac - on a fait à
peine 12 ki de la journée -
nous sommes arrêté 5h en plein champ - 2 nuits sans dormir
Dimanche
6
septembre 1914 : Départ
à 5h1/2 - à 9h on a fait 10 ki
et comme cela jusqu'à lundi matin - nous sommes passés à
ALENCON et arrivé à LE MANS à 9'25 - le lundi perdu
couteau
Lundi
braderie (de Lille) 7
septembre 1914 : 8h mais
depuis le départ du MANS nous filons à grande vitesse -
arrivé à SAUMUR à 8h sans manger pour dîner - 4 sardines
pour la journée
Mardi 8
septembre 1914 :
Retrouvé couteau - 4h arrivé à TOURS - 9h nous avons roulé
toute la journée - il a pleut à verse, on été mouillés
dans les wagons - nous avons été 115 heures en chemin de
fer
Mercredi
9
septembre 1914 : Arrivé
à AUBUSSON à 5h du matin - j'ai vu Auguste pour la 1ère
fois depuis le départ de CAMBRAI - visite d'AUBUSSON -
joli pays
Samedi
19
septembre 1914 : Pluie -
repos - après midi 8k - on désigne 100 hommes pour partir
au premier signal - je parts avec Auguste
Jeudi 24
septembre 1914 : Départ
d'AUBUSSON à 11h et arrivé à ORLEANS à 2h du matin et à
ETAMPES à 6h - pas dormi de la nuit qui est froide
Vendredi
25
septembre 1914 : Nous
arrivons près de PARIS à 9h - à PARIS à 10h - nous en
partons à 4h du soir mais nous n'avons put sortir
Samedi
26
septembre 1914 : A
minuit à TROYES - nous arrivons à OIRY MAREUIL à 9h à 35 ki du champ de bataille - nous
entendons le canon - départ à 2h à pied jusqu'à LOUVOIS à
18 k de REIMS à 8h
Dimanche
27
septembre 1914 : Réveil
à 4h - départ à 6h - nous arrivons à RILLY LA MONTAGNE à
11h - on voit le bombardement de REIMS - on part à 2h 1/2
- on marche sous le tir de l'artillerie pour arriver à
VERZENAY à 8h du soir - très bien couché
Lundi 28
septembre 1914 : Réveil
à 6h - départ à 2h puis on fait la pause dans un champ
jusqu'à la nuit. On arrive à MAILLY à 10h - on se couche à
11h 1/2 - on de dort pas de la froidure.
Mardi 29
septembre 1914 : Réveil
à 5h - on est en régiment avec l'active prêt à partir au
feu - on ne fait rien de la journée - mais à 6h du soir on
part pour SILLERY - pl. p a t.
et enf (pleuré, pensé à toi
et aux enfants)
Mercredi 30 septembre 1914 : 1.30 - on a passé la nuit dans la rue et on a eu très froid, puis on est parti au feu - on a pas arrêté de tirer sur nous- il y a eu beaucoup de blessé - Has ( ?) - on revient le soir - on couche sur la terre - froid
Jeudi 1er
octobre 1914 : On est gelé - ce matin j'ai
vu auguste - on a pas encore bougé de notre trou et on
tire toujours - on passe la journée où l'on est et on fait
le manger à 2k, mais il est froid quand il arrive.
Vendredi
2 octobre
1914 :
Toujours à la même place - on tire sur nous toute la nuit
- on reste là touts la journée mais le soir on part pour
les tranchées où on passe la nuit à terre - beaucoup de
morts.
Jeudi 8 octobre
1914 : Envoyé
lettre - on croit qu'on va
partir à REIMS pour défendre car on va attaquer la ville -
beau cha (beaucoup
chagrin ?) pour les enfants - à 10h du soir on part
pour CORMONTREUIL
Vendredi
9 octobre
1914 : On
arrive à 1h du matin - assez bien couché - réveil 6h - à
7h du soir on part pour les tranchées en passant par REIMS
- on arrive à 10h.
Samedi
10 octobre
1914 : On n'a
pas dormi à cause du froid - en ce moment je suis de garde
et il pleut ce qui nous réchauffe pas - c'est triste -
pense beaucoup à toi et aux enfants.
Dimanche
11 octobre
1914 : En
sentinelle toute la nuit - très froid - en ce moment on
fait des tranchées - on est très fatigués - le soir on
recommence et il gèle - impossible de dormir.
Lundi 12 octobre
1914 : On est
gelé et ce matin on touche des capotes de laine - on dit
qu'à midi il y attaque générale et de loin j'embrasse bien
fort Elisa et Alphonse - pas lieu, à 8h remplacés.
Dimanche
1er novembre 1914 : Elisa à
7 ans aujourd'hui - à 11h service en arme pour porter les
couronnes au cimetière.
Mardi 18
novembre 1914 : Réveil
à 6h - messe pour les soldats - départ à 8h sur la route,
j'ai vu Auguste qui est comme moi sans nouvelles - je n'ai
pas beaucoup le temps de lui parler car on est en marche
jusqu'à la nuit où l'on rejoint l'active.
Jeudi 19
novembre 1914 : Pas
dormi du froid - tristes nouvelles : Auguste malade
ou blessé - Emile disparu - il
neige toute la journée - le soir on va dans les tranchées
- pas dormi - on est gelé .
Vendredi
20
novembre 1914 : Ce
matin, un peu de soleil, ça fait du bien - le soir, on va
en 3ème ligne - dans les gourbis on ne dort pas
tellement qui fait froid.
Samedi
21
novembre 1914 : Le
matin à 8h on part chercher les bleus - on reste avec eux
jusqu'à 7h puis on part ensemble pour les tranchées 2ème
ligne - sentinelle et faire les tranchées toute la nuit -
l'eau est gelé dans les bidons.
Dimanche
22
novembre 1914 : J'ai
dormi de 8h jusqu'à midi - je suis réveillé par le duel
d'artillerie - le froid continue - le soir à 6h on part
pour les tranchées qui ne sont pas couvertes, aussi on ne
dort pas.
Lundi 23
novembre 1914 : Ce
matin, impossible de dormir -
le temps est couvert de neige et le vent est très froid -
le soir à 7h on part pour les gourbis où malgré le froid
on dort un peu quand même.
Jeudi 3
décembre 1914 : A peine réveillé,
l'artillerie tire sur nous - j'ai encore une fois la dyarée - le soir, on part en 1ère
ligne.
Dimanche 6 décembre 1914 : Dans les tranchées, on a de l'eau jusqu'au dessus des chevilles - ce matin, il gèle un peu - j'espère que ca continuera car si on a froid, on est pas mouillé. Je pense beaucoup au enfants pour la ST NICOLAS.
Lundi 7
décembre 1914 : Quelle
nuit, pas arrêté de pleuvoir - aussi on est mouillé
jusqu'à la peau - ce matin grande joie, j'ai enfin reçu
une lettre parti du 12 septembre - il pleut toute la nuit,
on de l'eau jusqu'à mi-jambes.
Mardi 8
décembre 1914 : La
pluie a cessé - mais pas moyen de se sécher - partout
c'est plein d'eau - j'ai les pieds blancs comme du lait. A
11h du soir, on est relevé - on arrive au cantonnement à
1h.
Mardi 22
décembre 1914 : On est
relevé ce matin - à 2h on va en 2ème ligne - il
gèle et les gourbis sont pleins d'eau - ce matin il a
neigé et on a très froid.
Mercredi
23
décembre 1914 : On a
bien dormi, on a même eu chaud et pourtant il neige mais
on est tellement fatigué que l'on dort quand même.
Jeudi 24
décembre 1914 : Cette
nuit on a pas trop bien dormi -
il faut te dire aussi qu'il fait très froid. Voilà 2 nuits
en suivant que je rêve que ton père est revenu. Je suis
caporal.
Vendredi 25
décembre 1914 Noël : On a été
relevé hier soir à 9h - on arrive à YPRES à 11h - on dort
dans une école - matin un obus est tombé dans la
cour : tous les carreaux cassés
- il gèle à pierre fendre - triste réveillon.
Mardi 29
décembre 1914 : Triste
nuit - pluie sans arrêt - gourbis écroulés - pense
toujours à toi et aux enfants - cigare.
Mercredi
30 : Départ à minuit - arrêt auprès d'YPRES - à 4h départ
- à 7h on arrive à POPERINGUE - à 10h on loge un peu plus
loin dans une grange - il fait très froid.
Jeudi 31
décembre 1914 - Saint Sylvestre : Départ
à 4h - on arrive à ZUIPENE près de CASSEL à 2h - très
fatigué - on va dormir dans une grange mais sait-on la fin
de la guerre - enfin courage et espérance.
Vendredi 1er janvier 1915
: Louise, Elisa, Alphonse, papa, maman, bonne année,
bonne santé.
Réveil à
2h pour faire le réveillon : champagne, vin, orange,
pomme, noix, cigare, jambon et dire que tu as peut-être
faim - repos toute la journée - à 7h couché.
Dimanche
30 mai 1915 : Départ à 5H pour les
tranchées. Repos à l'HARAZEE
jusqu'à 7H du soir. Départ pour la 1ère ligne
pour 4 jours. Ici, c'est plus terrible qu'en Belgique.
Lundi 31 mai
1915 : Pas
dormi et aujourd'hui très fatigué. Lt
bléssé.
Mardi 1er
juin 1915 : Dormi 2H, c'est très
triste, dans la journée on reçoit des bombes.
Mercredi 2 juin
1915 : Alerte à minuit, pétarade 1/2 H, dormi 4H,
à 9H du soir : bombe, grenade, fusée, pétard, fusil
mitrailleuse, canon, je n'avais pas encore entendu un
potin pareil, ce n'est pas croyable.
Jeudi 3 juin
1915 : Pas
dormi, à midi pétard, bombe, à 9H relevé, arrivé à
FLORENT à 1H.
Mardi 29 juin 1915 : 8ème anniversaire de notre mariage.
Mercredi
30 juin
1915 : Duel
d'artillerie et attaque toute la nuit, on part à 7H 1/2
pour BAGATELLE où nous passons la nuit.
Vendredi
2 juillet 1915 : Blessé
au
pied à 4H envoyé à STE MENEHOULD, beaucoup de mal.
Samedi 3 juillet
1915 juillet
1915 : Départ
du train à 2H, à ST DIZIER à 5H, à 8H arrivé à CORBIGNY.
Dimanche
4 juillet
1915 : A midi,
puis conduit à l'hôpital.
Mardi 6 juillet
1915 : Rayons X, éclats d'obus,
25 à 30 petits morceaux.
Mercredi
7 juillet
1915 :
Opération, beaucoup pleurer et souffert.
Jusqu'au
dimanche 11
juillet 1915,
pansement et plâtre.
Dimanche
5 décembre 1915 : Bon ST Nicolas pour les
enfants,.
Vendredi
17
décembre 1915 :
Aujourd'hui, c'est ton anniversaire.
Lundi 25
décembre 1915, Noël : Reçu
portrait d'Auguste.
Samedi 1er janvier 1916
:
Louise, Elisa, Alphonse, Papa et Maman et mes sœurs, Auguste, bonne année, bonne santé, courage et espoir.

Fin des extraits.
Retour sur le HAUT de la
![]()
Son
parcours en France et en Belgique décrit dans ce carnet
Précision
: SCHALCKENS Alphonse a été évacué
2 fois pour raisons médicales : il a été admis une
première fois à l'hôpital pour des diarrhées répétées,
la seconde fois pour une blessure due à un éclat d'obus.
Par deux fois il est retourné au front.
Le
16
avril 1915, il est fait état d'un séjour chez une
famille GARRIGON
à MEUDON
: si vous aviez des informations sur cette famille
dont ne je n'ai pas trouvé traces sur internet merci de
me les transmettre.
Retour sur le
HAUT de la
Mon arrière grand père a reçu les
décorations suivantes
(certainement
à
titre posthume)
En novembre 2004, la Médaille de VERDUN lui est décernée : voir sommaire
![]()
Vues de la Nécropole de RANCOURT
Ceux
qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et
prie
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus
beau
Toute gloire près d’eux passe et tombe éphémère ;
Et comme ferait une mère
La voix entière d’un peuple les berce en leur
tombeau
Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Victor HUGO
Ci-dessus,
une
vieille carte postale
Rancourt
Ce village, comme tous ceux des environs, fut
entièrement détruit pendant la Grande Guerre.
Il fut repris
en partie par les troupes alliées le 25 septembre 1916.
Les troupes se heurtèrent ensuite au bois de Saint
Pierre Vaast, repris par
les Britanniques en mars 1917, lors du repli allemand
sur la ligne Hindenburg, plus au nord.
Rancourt
a aujourd’hui le triste privilège de regrouper
sur son territoire trois cimetières militaires :
français, britannique et allemand. C’est aussi
le haut lieu du souvenir de la participation
française à la bataille de la Somme.
La nécropole allemande, parmi les
plus importantes, compte 11422 sépultures
(tombes individuelles ou ossuaires pour les
corps non identifiés).
La nécropole française s’étend sur 28 hectares, entre Bouchavesnes et Rancourt, et compte 8566 sépultures. La chapelle qui jouxte la nécropole française fut le fait non pas d’une décision officielle, mais d’une initiative privée. Elle fut édifiée en 1920 par un comité commémoratif, à la mémoire du lieutenant Jean du Bos et de ses camarades tués au combat le 25 septembre 1916. C’est le Souvenir français qui, depuis 1937, se chargea de la gestion du bâtiment et l’animation du mémorial.
Mémorial du Souvenir Français : Situé au bord de la N17, ce mémorial était, à l'origine, un monument destiné à rendre hommage, à l'initiative de sa famille d'origine picarde, au jeune lieutenant du Bos, tué le 25 septembre 1916.
Petit à petit, il a été décidé
d'associer à sa mémoire tous ses camarades tombés au
combat, puis tous les soldats Français morts au
cours de la Grande Guerre dans le secteur.
Cette chapelle fut alors inaugurée le 22 octobre 1923 par l'épouse du Maréchal Foch.
A l'intérieur, de nombreuses plaques murales apportées par les familles à la mémoire de proches morts dans la Somme.
Depuis 1937, ce mémorial a été pris en charge par le Souvenir français.
Il est un des rares monuments à
rendre hommage aux combattants français de la
Bataille de la Somme.
Carrés
militaires dans l'un des quels est inhumé mon
arrière-grand-père
DOCUMENTS D'EPOQUE DE LA ZONE
![]()
Une idée avait germé à la fin du
siècle dernier : pourquoi ne pas faire apposer une plaque
pour commémorer le souvenir du Caporal
Schalckens.
En juin 1999, j'ai pris contact avec
le Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants à PARIS pour
demander une aide aussi petite soit-elle, matérielle ou
financière.
J'ai été informé que la Chapelle de
la Nécropole de RANCOURT appartenait à l'Association
Nationale "LE SOUVENIR FRANCAIS"
et qu'il fallait m'adresser à cette association. Sollicitée,
celle-ci a émis un avis favorable à ma requête : le siège
national à PARIS a déclaré prendre à sa charge les frais de
gravure et a transmis un dossier à sa délégation
départementale à AMIENS.
Celle-ci a également été favorable.
Il m'a été proposé de faire graver un EX-VOTO
sur les tables de la chapelle.
J'ai bien évidemment donné mon
accord, ravi de cette réalisation.
Le 27 juillet 2000, j'ai reçu une lettre de
la délégation d'AMIENS.
La gravure avait été réalisée,
le Caporal Alphonse Schalckens n'est
plus anonyme ...
(ci-dessous, à droite, avant dernier
nom sous la commune de ST PIERRE WAAST)
"Schalckens Alphonse (médaille
militaire, croix de guerre) 162ème RI 1.11.1916"
(il
n'y avait plus de place sous la commune de SAILLY SAILLISEL)
J'ai malheureusement commis une erreur lors de la transmission du patronyme qui s'écrit bien SCHALCKENS.
Cette erreur
a parfois aussi été relevée sur d'autres fiches matricules
ou actes d'état-civil.
Un très grand MERCI
à l'Association le Souvenir Français
et plus particulièrement à sa
délégation générale de la SOMME.
Adresse du
siège national : 9 rue Clichy - 75009 PARIS
Adresse de
la délégation générale de la SOMME : 41 rue Voiture - 80000
AMIENS (03.22.89.51.39)
(association
nationale reconnue d'utilité publique)
Retour sur le
HAUT de la

Cette photo utilisée à tort au début de mes
recherches est très certainement celle d'Auguste
![]()
MONUMENT AUX MORTS DE LILLE
AUX LILLOIS
SOLDATS - CIVILS
LA CITE A ELEVE CE MONUMENT AFIN
DE RAPPELER AUX COURS DES SIECLES
L'HEROISME ET LES
SOUFFRANCES DE
SES ENFANTS MORTS POUR LA PAIX
1914-1918 1939-1945

(Voir le lien
: LE NORD EN GUERRE ci dessous)
![]()
![]()
Ma bannière :

code : cliquez ici
![]()
|
Première
guerre mondiale |
![]() ![]() Ne les laissons pas dans l'oubli |
Récits, journal du front, courriers de Georges Hippolyte ![]() |
| Mémoire des
hommes
Site officiel pour consulter les fiches des combattants morts pour la France |
|
http://www.sepulturesdeguerre.sga.defense.gouv.fr/
Site officiel pour retrouver la sépulture d'un combattant |
|
Parcours de Régiments en 14-18 (descriptions détaillées des grandes batailles, 1500 photos,carnets, recueil des lieux-dits, etc ...) |
|
Le site de Jean-Luc DRON : une mine d'or à consulter, notamment les historiques de régiments dont certains en ligne.. |
|
Parcours de Guerre des Régiments Français Parcours du 162ème RI depuis ce site : |
|
SANTERRE 14-18 Préserver la mémoire
de la grande guerre dans le SANTERRE
|
|
LES ENTREES des REGIMENTS
FRANCAIS vers1914 |
|
(téléchargement d'historiques de régiments entre autres) |
|
Un site dédié à tous ceux qui s'intéressent à l'épopée des soldats de la Grande Guerre |
|
ASSOCIATION DE RECHERCHES
HISTORIQUES ET ARCHEOLOGIQUES MILITAIRES |
|
Le site verdun-meuse.fr a pour vocation de présenter l’ensemble des initiatives mémorielles liées à la Grande Guerre, à Verdun, en Meuse, en France et dans le reste du monde. Il est coordonné par la Mission Histoire du Conseil Général de la Meuse. |
|
Correspondance de la grande guerre : cartes postales - collection privée |
|
Site dédié à la Mémoire des soldats "Morts pour la France" de l'intercommunalité du Val de Nièvre, des arrondissement d'Abbeville et d'Amiens |
|
LES FRANCAIS A VERDUN Vous découvrirez notamment sur ce site une très riche rubrique consacrée à l 'uniforme. |
Passionné d'histoire militaire depuis de très longues années, je ne peux pas m'empêcher, lorsque je suis de sortie, de prendre en photo tout ce qui touche de près ou de loin à ma passion. |
Le journal du Poilu Henri Bury, 1914 276ème RI |
Le 57ème Régiment d'Infanterie en 1914![]() Sur les traces de Raymond Labarbe, soldat puis caporal grenadier au 57ème R.I. durant la Grande Guerre |
|
|
|
Tout a débuté par une recherche généalogique pour combler les « blancs » d'une histoire familiale. Ensuite, il y a eu la découverte d'un ancêtre qui appartenait à ce régiment. Son nom, Camille Foignant, est inscrit sur le monument aux morts de la ville d’Épinal à côté de celui de son frère Marcel. Le premier des grands-oncles du webmaster, Camille soldat au 149e R.I., a été tué en novembre 1914 sur le front belge. Le second, Marcel qui servait dans le 407e R.I., est décédé en mai 1918 à l’hôpital d’évacuation n° 18 à Couvrelles dans l’Aisne. |
Le carnet de Jean-Baptiste EMMANUELLI ![]() Sergent aux 173ème, 112ème t 132 R.I. ![]() "les combats du 132ème dans la Somme de l'été 1918 y sont relatés" |
|
Seconde
guerre mondiale |
| 6 juin 1944 |
|
Autres, divers, partenariat |
Un autre site personnel :
Vous avez créé un site comme le
mien, envoyez moi l'adresse, j'ajouterai un lien.
Toute suggestion sera la bienvenue - Merci pour votre visite.
Pour me
contacter :
![]()
Retour sur le
HAUT de la
Mis à jour le 11/11/2022
FIN
target="_top">